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  • Rachel Hussherr

Les autres espèces humaines : premières victimes de la 6e extinction ?

Homo neanderthalensis, Homo naledi, Homo denisovensis… Les anciennes espèces humaines maintenant disparues ont-elles été les premières victimes de la 6e extinction, enclenchée par l’homme moderne, Homo sapiens ? La question chicote certains paléontologues.


Il y a plus de 40 000 ans, l’Homo sapiens cohabitait (et parfois, se reproduisait) avec une dizaine d’autres espèces humaines, comme l’homme de Neandertal. Mais partout où l’homme moderne a mis les pieds, les autres espèces du genre Homo ont fini par disparaitre. Si bien qu’aujourd’hui, il ne reste que toi… et 7,8 milliards d’autres humains, tous descendants des premiers Homo sapiens.


Pour certains scientifiques, la coïncidence est suspecte. Ils suggèrent qu’Homo sapiens aurait mené les autres espèces de la lignée humaine à l’extinction, comme il l’a fait pour les nombreuses espèces animales qui sont disparues à la suite de son arrivée sur de nouveaux territoires, comme les Megatherium en Amérique ou les moas en Nouvelle-Zélande. C’était le début de ce qu’on appelle la 6e extinction de masse.


Mais pourquoi l’homme moderne aurait-il exterminé ses cousins ? Le mot « exterminé » est peut-être un peu fort. En fait, c’est plutôt une compétition pour les ressources et les territoires de chasse qui aurait mené Homo Sapiens à des conflits avec les autres espèces d’hommes, alors que sa population ne cessait de croître.


Et si tu penses que les premiers hommes étaient plutôt pacifistes, détrompe-toi : de nombreux fossiles préhistoriques montrent que la violence était probablement monnaie courante à cette époque. Ötzi, un homme retrouvé momifié dans un glacier alpin, a par exemple été assassiné d’une flèche dans le dos il y a 5 300 ans.


Dans cette lutte pour les ressources, l’apparition d’une culture commune et le développement de l’intelligence chez Homo sapiens auraient finalement fait pencher la balance évolutive du son côté. Des armes plus avancées, des stratégies d’attaque planifiées et coordonnées, l’exploitation de nouvelles sources de nourriture sont autant de facteurs qui l’auraient avantagé.


Malheureusement, il est très ardu de prouver ces hypothèses : pas facile de faire parler des fossiles vieux de plusieurs dizaines de milliers d’années, surtout quand il s’agit d’en apprendre plus sur les comportements humains à l’époque de la préhistoire.


D’autres facteurs pourraient aussi avoir contribué au déclin des espèces humaines les moins adaptées. Par exemple, l’éruption du supervolcan Toba il y a 75 000 ans en Indonésie, aurait provoqué un hiver volcanique de plusieurs années, menant à l’éradication de presque tous les hommes, sauf une petite population d’Homo sapiens en Afrique.

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